Centre de Formation et de Recherche en Kinésiologie

By accepting you will be accessing a service provided by a third-party external to https://www.formation-kinesiologie.net/

Métabolisme des émotions

Aller de la peur, de la colère et du chagrin...

...Vers la joie !

Les enfants ont un accès facile à la joie, ils observent, découvrent un monde qui les enthousiasment. Que se passe-t-il lorsqu' ils grandissent et deviennent adultes ? Par quel phénomène étrange, nous sommes bien souvent soumis à d'autres émotions moins confortables, tels que la peur, la colère ou le chagrin ?

La joie, dépendante des évènements extérieurs, elle reste difficile de l'installer durablement dans notre quotidien.
Nous sommes assujettis à nos émotions, elles-mêmes dépendantes de nos pensées et nous sommes pris dans un tourbillon, nous sommes happés par le mental.

L'observer, c'est conscientiser le ballet constant des pensées qui se succèdent, comme des nuages poussés dans le ciel, un jour de vent. Voyons-nous encore cette permanence de bleu, derrière l'affluence de nuages ?

Nous sommes de merveilleux créateurs capables d'avoir de nombreuses pensées en un temps record. Nous avons donc et de façon géniale, une usine à penser sous le capot, mais il nous arrive de les trouver un peu envahissantes.

Qu'est-ce qui nous empêche de quitter le monde du mental, de mettre sur pause une bagatelle de quarante et une pensées par minute, soit deux mille cinq cents par heure ou soixante mille par jour ? Ce flot incessant qui nous traverse, auquel nous nous identifions et que nous pourrions prendre pour notre personnalité.

La kinésiologie nous invite à prendre confiance en nous et à nous libérer du stress.

Détricoter nos constructions mentales (objet du stage KIES 4 : Ressentis-Croyances) est le chemin et en même temps, la destination pour connaître plus de sérénité.

Nous avons abîmé le lien avec notre être profond. Nous nous sommes égarés dans une projection permanente de désirs renouvelés, nous nous sommes perdus dans la représentation de nous-mêmes, dans l'image que nous voulons donner de nous aux autres.

Et nous ne sommes pas présents à nous-mêmes.

« …La pensée prit le dessus et les humains perdirent contact avec leur essence divine » explique Eckart Tolle, enseignant spirituel et écrivain.


Au-delà du mental, l'herbe est plus verte. Il suffit de tomber dans le terrier du lapin d'Alice au pays des merveilles pour que nous débouchions instantanément dans un monde où le temps n'existe pas et que nous vivions juste un présent enchanteur.

Les techniques de méditation, de sophrologie ou de yoga font actuellement la une des magazines, elles proposent de calmer le stress créé par le mental, de le débrancher momentanément. Cependant, nous avons aussi la possibilité de l'observer et de le mettre à distance. Écouter et étudier ce que le mental nous raconte en boucle permet un apaisement durable, oui, car c'est un grand bavard qui répète souvent les mêmes choses surtout à propos de nous-mêmes. Quant au stress ambiant quotidien, c'est un monde qui continue sur sa lancée et qui nous bombarde de toujours plus d'informations à travers les médias et les réseaux sociaux. Il nous sollicite de toutes parts et notre équilibre est difficile à trouver.

Sans parler des conditions de travail bien souvent déplorables, où tout doit aller plus vite et où nous devons être toujours plus performants. Le sommeil d'une nuit ne suffit même plus à absorber les stress de la nouvelle journée et nous démarrons la suivante avec les stigmates de la fatigue de la veille.

L'image du rouleau compresseur qui passe sur notre tête est bien là. Il faut avaler des informations qui ciblent tout ce qui va mal, plutôt que ce qui va bien. La machine peut s'emballer avec cette pression et la peur peut s'inviter durablement chez nous. Il est temps d'observer cette mécanique sous notre crâne et d'en devenir le maître si nous voulons simplement ralentir et profiter du moment présent.

Au-delà du mental, changer de regard sur notre quotidien, s'immerger dans ce temps immobile juste ici et maintenant ! Un océan de tranquillité avec un soleil qui baigne à l'horizon et c'est immédiatement la joie d'être, sans raison. 

Retrouver la capacité à se recentrer, à se reconnecter avec soi-même. 

Le temps se suspend lorsque nous expérimentons ces instants singuliers où tout se distingue, s'apprivoise à travers les silences entre les respirations, les mots et les regards, où le mystère peut être pressenti uniquement lorsque nous interrompons notre discours intérieur, cette permanence de pensées diffuses.
Lorsqu'un rêve nous ramène au réveil des parfums d'autres mondes, juste devinés, aperçus, si fugaces que nous ne pouvons les posséder. Pressentant une dimension particulière à ces ressentis, nous sommes troublés dans notre représentation habituelle du continuum espace-temps. Dans le jeu des miroirs infinis, nous participons au mystère indicible. La naissance d'un bébé nous le rappelle, la beauté d'un coucher de soleil nous y convie, l'amour sous toutes ses formes l'exalte, le printemps qui reprend ses droits sur l'hiver nous y invite.
Lorsque nous sortons de notre représentation établie sur la vie et sur le monde, elle devient un champ d'expérimentation où l'ordinaire côtoie l'extraordinaire, comme l'enfant enthousiaste que nous étions lorsqu'il découvrait son univers, nous retrouvons notre joie et notre curiosité.

Observons les émotions principales : la peur, la colère, la tristesse.
Ce ne sont que des émotions qui nous mettent sous tension !

Elles sont nombreuses à nous couper de la joie que nous aimerions connaître plus souvent. Ce qui est étonnant, c'est le peu d'émotions positives dont nous disposons. Nous sommes amenés à connaître beaucoup plus d'émotions qui nous rendent la vie difficile.

L'exaltation et l'enthousiasme sont les deux délicieux compères de la joie. 

Par contre :


  • Nous pouvons apprécier les différentes teintes de la colère qui se nuancent généreusement : de l'emportement à l'exaspération en passant par l'indignation, puis du mécontentement à la rage et de la hargne à la haine.
  • La peur se décline également bien dans plusieurs tonalités : de l'appréhension à la crainte, de l'effroi à la frayeur en débouchant peut-être sur la terreur ou pire encore sur l'épouvante et l'horreur.
  • La tristesse, l'antithèse de la joie, nourrit la mélancolie et le chagrin. Elle alimente également le remord quand celle-ci est mélangée à la culpabilité. Elle peut nous amener jusqu'à la dépression quand elle nous submerge totalement.

M'enfin….bof, des émotions pour souffrir, pfft, soupire Gaston1.

La joie elle, n'a pas de nuance, ce n'est qu'une dilatation du cœur, lui précise Jules2.

1 Gaston Lagaffe : célèbre personnage de bande dessinée de Franquin

2Jules Renard, citation, écrivain, romancier.

Ah ! C'est donc pour ça ! Alors, choisissons-là pour commencer la journée ! Généreuse en énergie, la joie vous colle direct au plafond du firmament.

Elle vous propulse au fin fond de la voûte céleste, dans l'Olympe des Dieux avec Vénus et Apollon qui accueillent et Bacchus qui régale. Tout s'éclaire, s'illumine et vous perdez votre gravité.

Le choix de la joie est une position arbitraire, je l'avoue, alors que le mental tourne déjà à plein régime dès l'état de veille, quand il ne commence pas plus tôt dans la nuit. Comment le bloque-t-on celui-là ? Eh bien, on décide de ne pas se laisser embarquer… 

Les exercices du matin pour se détendre et bien commencer la journée  

Vous vous levez de bonne heure pour faire le tour du salon avec quelques pas de danse inspirés par la musique de votre choix, gaie, forcément rythmée, qui donne envie de bouger. Puis vous terminez par quelques étirements pour saluer votre corps qui va avoir encore aujourd'hui la mission de vous accompagner, de suivre vos injonctions de mouvements et tout le reste.

L'étirer c'est lui donner de l'oxygène, le reconnaître et l'encourager à se détendre, l'honorer en quelque sorte. Ce qui vous rend plus présent et détendu forcément, alors ainsi vous tronquez vos doutes, vos angoisses potentielles sur le temps qui passe, sur les dernières factures à payer et tout ce qui pourrait vous rendre inquiet.

Vous mettez sur pause toutes les informations sur ce monde qui ne tourne pas rond.

Que faire d'autre en pyjama à part ne pas rajouter une tension supplémentaire au stress ambiant ? De toute façon c'est un peu tôt pour aller sauver le monde. Il est hautement préférable à cette heure que vous vous connectiez à la joie, en respirant librement, sans entrave pour commencer la journée. Vos cellules vous remercieront de cette délicate intention et froufrouteront comme les jupes des danseuses de french cancan.

Et s'il vous reste quelques minutes avant d'attaquer la journée, vous pourriez tirer grand bénéfice à prendre quelques instants pour vous centrer, pour ressentir votre état intérieur et savoir que vous existez ailleurs qu'à l'extérieur. Apprivoiser cet espace où ça vibre, ça palpite et un jour peut-être, aimer s'y retrouver plus souvent et s'y sentir heureux dans la solitude féconde de la présence à soi. 


Baignons-nous à la source de notre joie intérieure, la seule qui ne peut dépendre de rien ni de personne.

L’énergie et les symboles de géométrie sacrée
Le métier de kinésiologue : les compétences nécess...
 

Commentaires

Pas encore de commentaire. Soyez le premier à commenter
Déjà inscrit ? Connectez-vous ici
Invité
lundi 24 juin 2024

Image Captcha